L’arrestation d’Akshay Keerpah, 25 ans, dans le cadre de ce qui est désormais qualifié de « Palmar Beach saga », suscite de vives interrogations juridiques. Dans une correspondance adressée ce jeudi 29 janvier 2026 au Directeur des poursuites publiques (DPP), son conseiller légal, Me Pravesh Nuckcheddy, remet en question tant le fondement de la charge provisoire retenue que l’opposition persistante de la police à sa remise en liberté sous caution.
Le jeune homme, un planteur bien connu dans la région Est de l’île et sans aucun antécédent judiciaire, a été arrêté le 26 janvier 2026. Il reconnaît avoir été présent à Palmar Beach le jour des faits, mais conteste toute implication dans les incidents reprochés.
Selon la défense, Akshay Keerpah se serait rendu sur les lieux par simple curiosité, sans lien ni affiliation avec le groupe accusé d’avoir diffusé de la musique à un volume excessif. Dans sa lettre, l’avocat souligne que son client a déjà consigné sa déposition de défense, alors même qu’aucune charge formelle n’a encore été retenue contre lui. Néanmoins, une charge provisoire de “rebellion”, sous l’article 144 du Code pénal, a été consignée. Une qualification que Me Nuckcheddy juge difficilement compréhensible, d’autant plus que plusieurs vidéos détenues par la police ne montreraient, selon lui, aucun acte de violence, d’agression, de résistance ou d’attaque de la part de son client envers les forces de l’ordre.
L’avocat rappelle que, dans les circonstances décrites, l’infraction alléguée relève au plus d’un délit mineur (misdemeanor). Aucun policier n’aurait été blessé, aucun dégât matériel signalé, et aucune accusation d’agression ou de violence directe contre Akshay Keerpah n’a été formulée.
Autre élément soulevé : sur les neuf personnes provisoirement inculpées devant la District Court de Flacq le 27 janvier 2026 pour les mêmes événements, l’une d’elles a été libérée sous caution, la police n’ayant pas objecté à sa remise en liberté conditionnelle. Une situation qui, selon la défense, pose un problème d’égalité de traitement devant la loi, principe fondamental du système judiciaire.
Face à ces éléments, Me Pravesh Nuckcheddy sollicite une intervention rapide du bureau du DPP, estimant que le dossier ne justifie aucune objection à la mise en liberté sous caution de son client.