En l’espace de seulement deux jours, deux agressions visant des médecins ont secoué des établissements hospitaliers du pays, mettant en lumière une insécurité grandissante au sein même des lieux de soins. Le premier incident s’est produit à l’hôpital Sir Anerood Jugnauth (SAJ), à Flacq. Un médecin y a été violemment pris à partie à proximité d’un poste de police par une quinzaine d’individus.
Quelques heures plus tard, un second cas est venu aggraver l’inquiétude. Cette fois, c’est à l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle, qu’un médecin a été agressé, dans un climat de tension alimenté par une rumeur annonçant le décès d’un enfant.
Face à cette série noire, les réactions ne se sont pas fait attendre. Lors de l’émission Parlman Lepep, diffusée hier sur Top FM, l’animateur Rudy Veeramundar recevait Me Neelkanth Dulloo. L’occasion pour un auditeur, le Dr Seetohul, en poste à l’hôpital Jawaharlal Nehru, de tirer la sonnette d’alarme.
Selon lui, le personnel hospitalier évolue désormais dans un environnement à haut risque. Il pointe du doigt un manque criant d’effectifs, mais aussi l’inaction de certains membres des forces de l’ordre, des facteurs qui, selon lui, contribuent à l’escalade de l’insécurité dans les hôpitaux à travers l’île.