Treize ans après les inondations meurtrières du 30 mars 2013, la question de la protection des travailleurs face aux intempéries revient au cœur des priorités. Lors d’une cérémonie d’hommage tenue au Caudan, à Port-Louis, le ministre de la Sécurité sociale, Ashok Subron, a rappelé que 11 travailleurs avaient perdu la vie lors de ces pluies torrentielles.
Au-delà du devoir de mémoire, le gouvernement met désormais l’accent sur l’action. Un protocole « unique, sans exception » est actuellement en préparation pour encadrer la sécurité des travailleurs en cas de fortes pluies. Un comité interministériel planche déjà sur l’élaboration d’une loi claire, applicable à tous les secteurs, afin de mieux protéger les employés exposés aux risques climatiques, a affirmé le ministre Ashok Subron.
Pour lui, la priorité est sans équivoque : la vie humaine doit primer. Il reconnaît l’existence de pressions, notamment du secteur privé, mais insiste sur la nécessité d’instaurer un cadre strict. « L’économie est importante, mais la vie passe avant tout », a-t-il soutenu, plaidant pour un système capable de prévenir les drames plutôt que d’y réagir.
Parallèlement, les autorités réfléchissent à la création d’un fonds dédié aux victimes du changement climatique. Une mesure jugée essentielle alors que les phénomènes extrêmes se multiplient.
À Rodrigues, 387 familles ont récemment été affectées par des inondations, bénéficiant d’un soutien via la National Empowerment Foundation (NEF) et le National Solidarity Fund.