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Thomas Jadoobur: Le 17/04/2026 à 09:26 | MAJ à 17/04/2026 à 09:36
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Publié : Le 17/04/2026 à 09:26 | MAJ à 17/04/2026 à 09:36
Par : Dooshina Appigadu

Dans un contexte mondial marqué par des mouvements croissants de capitaux, le gouvernement mauricien entend positionner le Mauritius International Financial Centre (MIFC) comme une destination de choix pour les investisseurs internationaux. C’est dans cette optique que le ministère des Services financiers et de la Planification économique a organisé, ce jeudi, un atelier de travail réunissant les principaux acteurs du secteur.

Cette initiative s’inscrit dans le prolongement des décisions du Conseil des ministres visant à renforcer l’attractivité du centre financier mauricien face à une concurrence internationale accrue et à un environnement géopolitique en mutation.

Les détails avec Dooshina Appigadu…

Selon le Henley Private Wealth Migration Report 2025, près de 142 000 millionnaires ont changé de pays de résidence en 2025. Une tendance qui traduit une quête accrue de stabilité, de transparence et de cadres réglementaires solides.

Dans ce contexte, certains pays, à l’image de Singapour, ont su capter ces flux grâce à des politiques ciblées. Maurice entend désormais se positionner sur ce créneau, en mettant en avant ses atouts structurels et sa qualité de vie, particulièrement recherchée par une nouvelle génération d’investisseurs fortunés.

Le MIFC affiche des performances en hausse, se classant à la 50e place du Global Financial Centres Index 2026, gagnant ainsi huit positions en un an. Il se positionne également comme le deuxième centre financier en Afrique et le cinquième dans la région Afrique–Moyen-Orient.

Cette progression repose notamment sur la stabilité politique du pays, son réseau de conventions fiscales avec 45 juridictions, ainsi qu’un cadre réglementaire aligné sur les standards internationaux.

Les discussions menées lors de l’atelier ont permis d’identifier quatre segments stratégiques à fort potentiel :

  • les sièges régionaux et centres de services partagés,
  • les gestionnaires de fonds,
  • les grandes fortunes internationales (ultra-HNWI),
  • et les professionnels des services financiers en quête de relocalisation.

L’objectif est de proposer une offre compétitive reposant sur des procédures simplifiées, une approche « fast track » et une meilleure coordination entre les institutions concernées.

Plusieurs figures clés du secteur financier ont pris part à cet atelier, dont des représentants de la Mauritius Bankers Association, de Mauritius Finance, de la Financial Services Commission, de la Banque de Maurice, ainsi que de nombreuses institutions publiques et privées.

À l’issue des travaux, un mécanisme de suivi de haut niveau sera mis en place sous la présidence de la ministre Jyoti Jeetun, afin d’assurer la mise en œuvre des mesures et de lever les obstacles opérationnels.

Pour la ministre des Services Financiers, cette démarche s’inscrit dans une stratégie proactive : Maurice ne cherche pas seulement à attirer les capitaux, mais à devenir une plateforme durable pour les investisseurs, les entreprises et leurs familles.