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Keshinee: Le 15/06/2026 à 08:25 | MAJ à 15/06/2026 à 08:28
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Iran–États-Unis
Publié : Le 15/06/2026 à 08:25 | MAJ à 15/06/2026 à 08:28

DUBAÏ – Un haut responsable iranien a indiqué à Reuters qu’une version finale du projet de mémorandum d’entente entre l’Iran et les États-Unis couvre plusieurs dossiers majeurs, allant du programme nucléaire iranien à la réouverture du détroit d’Ormuz, en passant par un allègement des sanctions pétrolières américaines et le déblocage d’avoirs iraniens gelés.

Selon cette source, un accord-cadre pourrait être signé prochainement, tandis qu’un accord définitif serait négocié dans les 60 jours suivant l’entente initiale.

Réouverture du détroit d’Ormuz

Le projet prévoit que l’Iran rouvre immédiatement le détroit d’Ormuz à l’ensemble du trafic commercial international. En contrepartie, les États-Unis lèveraient leur blocus naval visant les ports iraniens.

La levée de ces restrictions maritimes débuterait immédiatement après la signature du mémorandum et serait pleinement mise en œuvre dans un délai de 30 jours.

Assouplissement des sanctions économiques

Toujours selon le projet évoqué par la source iranienne, Washington s’engagerait à ne pas imposer de nouvelles sanctions à l’Iran pendant les négociations menant à un accord définitif.

Une fois cet accord final conclu, les sanctions américaines et celles des Nations unies contre l’Iran seraient progressivement levées selon un calendrier préalablement défini entre les parties.

Le document prévoit également une suspension temporaire des sanctions pétrolières, permettant à Téhéran de reprendre ses exportations de pétrole et de percevoir les revenus correspondants.

Déblocage d’avoirs iraniens

Le projet mentionne également la libération de 25 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés, via différents mécanismes, notamment des transferts financiers directs, des facilités de crédit et des dispositifs de coopération régionale.

Par ailleurs, les États-Unis et leurs partenaires régionaux prépareraient un programme de reconstruction et de développement économique pour l’Iran, qui ferait l’objet de négociations séparées dans les 60 jours suivant la signature du mémorandum.

Volet nucléaire

Sur le plan nucléaire, l’Iran s’engagerait à ne produire ni acquérir d’armes nucléaires.

Dans l’attente d’un accord global, Téhéran maintiendrait le statu quo sur son programme nucléaire, en s’abstenant de tout nouvel enrichissement d’uranium et de toute expansion de ses installations nucléaires.

Le projet prévoit également que les États-Unis autorisent l’Iran à diluer sur son propre territoire ses stocks d’uranium hautement enrichi dans le cadre d’un futur accord global.

Les questions liées au programme nucléaire iranien, à l’enrichissement de l’uranium et aux mécanismes de traitement des stocks existants seraient négociées plus en détail au cours des 60 jours suivant la signature du mémorandum.

Un accord aux implications géopolitiques majeures

Si ce projet se concrétise, il marquerait l’une des avancées diplomatiques les plus importantes entre Washington et Téhéran depuis plusieurs années. La réouverture du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part significative du commerce mondial de pétrole, pourrait également avoir un impact immédiat sur les marchés énergétiques en réduisant la prime de risque géopolitique intégrée dans les prix du brut.

Source : Reuters (Parisa Hafezi).