En pleine crise intérieure, l’Iran est au bord d’une escalade régionale majeure alors que les protestations contre le régime, déclenchées fin décembre 2025 et motivées par la crise économique, se muent en mouvement anti-gouvernemental de grande ampleur. Selon un groupe de défense des droits humains, le bilan des morts dépasse 2 570 personnes dans tout le pays, ce qui en fait l’un des épisodes de répression les plus sanglants de l’histoire récente iranienne. 
Face à cette répression, Donald Trump, ancien président des États-Unis, a réaffirmé son soutien aux manifestants et laissé entendre que les États-Unis pourraient envisager une action militaire contre Téhéran, notamment si des exécutions de protestataires sont mises à exécution. 
Retrait de personnels militaires dans le Golfe
Alors que Washington pèse ses options, certains personnels militaires américains ont été priés d’évacuer la base aérienne d’Al Udeid au Qatar, la plus importante base US au Moyen-Orient, en raison des tensions régionales. Le Qatar a confirmé le départ de certains effectifs comme mesure de précaution face à l’incertitude croissante. 
Le Royaume-Uni a également retiré une partie de son personnel militaire de cette même base, où stationnent des forces britanniques aux côtés des Américains. 
Menaces et avertissements
Les autorités iraniennes ont averti les pays voisins abritant des bases américaines qu’elles pourraient être visées en représailles si les États-Unis frappaient l’Iran. Un haut responsable iranien a fait référence à une attaque précédemment menée par Téhéran contre cette base au Qatar, soulignant la capacité de la République islamique à riposter. 
Cette situation survient alors que des dirigeants iraniens ont indiqué que des procès accélérés et des exécutions de manifestants pourraient être prononcés, suscitant une indignation internationale et des avertissements de Washington. 
Contexte des manifestations
Les protestations, nées de la crise économique et de la baisse drastique du rial, se sont rapidement étendues dans tout l’Iran, rassemblant des milliers de citoyens réclamant des réformes ou le départ du régime en place. Elles sont considérées comme les plus importantes depuis la révolution de 1979. Les chiffres officiels du gouvernement parlent d’environ 2 000 morts, tandis que des ONG estiment que le nombre réel serait nettement plus élevé. 
Implications régionales
Plusieurs pays de la région ont appelé à la retenue et à la diplomatie, soulignant que toute escalade militaire entre Washington et Téhéran pourrait avoir des conséquences « catastrophiques » au-delà des frontières iraniennes.