L’Iran fait face à une nouvelle vague d’indignation internationale après l’exécution publique d’un jeune athlète de 19 ans. Saleh Mohammadi, considéré comme un espoir de la lutte, a été pendu ce jeudi aux côtés de deux autres hommes, Mehdi Ghasemi et Saeed Davoudi. Tous trois avaient été arrêtés lors des manifestations qui ont secoué le pays en janvier dernier.
Selon les autorités, les condamnés étaient impliqués dans la mort de deux policiers, tués à l’arme blanche lors des troubles. Ils ont été jugés coupables de « moharebeh », un crime lourdement sanctionné en Iran, signifiant « guerre contre Dieu ».
Mais cette version est fortement contestée. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une procédure opaque et expéditive. Amnesty International évoque notamment des procès inéquitables, tandis que des proches affirment que des aveux auraient été obtenus sous la torture.
Au-delà des faits, certains analystes estiment que ces exécutions visent à envoyer un message clair à la population. Le ciblage d’un jeune sportif, figure publique et populaire, serait destiné à dissuader toute contestation dans un contexte social déjà tendu.
Ces pendaisons interviennent alors que la région est secouée par une montée des tensions entre l’Iran, les États-Unis et Israël. Elles contrastent avec les déclarations récentes de Washington, qui affirmait un ralentissement des exécutions dans le pays.
L’inquiétude grandit désormais au sein de la communauté internationale. Après l’exécution récente d’un binational accusé d’espionnage, plusieurs ONG redoutent une intensification des condamnations à mort, profitant du climat géopolitique pour agir à l’abri des regards.