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Sahil Jeemon: Le 31/03/2026 à 13:29 | MAJ à 31/03/2026 à 13:30
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Publié : Le 31/03/2026 à 13:29 | MAJ à 31/03/2026 à 13:30
Par : Vanessa Mathews Saramandif

Le Parlement israélien, la Knesset, a approuvé lundi soir une législation très contestée instaurant la peine capitale pour certains actes qualifiés de terroristes. Le texte, soutenu par la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a été adopté par 62 voix contre 48 après de longues heures de débats.

Présentée comme une victoire politique par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, la mesure prévoit la peine de mort ou la prison à perpétuité pour toute personne reconnue coupable d’un homicide commis dans l’objectif d’attaquer l’État d’Israël. Le dispositif vise principalement les Palestiniens accusés d’attaques meurtrières contre des Israéliens.

Le texte introduit également, pour les Palestiniens de Cisjordanie, la peine capitale comme sanction par défaut lorsque les tribunaux militaires qualifient un meurtre d’acte terroriste. Cette disposition a suscité de vives critiques, certains observateurs estimant qu’elle crée une distinction entre justiciables selon leur origine.

L’Autorité palestinienne a dénoncé une tentative de « légitimer des exécutions extrajudiciaires », tandis que le Conseil de l'Europe a évoqué un « grave recul ». Plusieurs analystes y voient également une rupture avec la pratique historique d’Israël, qui n’a appliqué la peine de mort que dans des cas exceptionnels.

Cette adoption intervient dans un climat politique tendu, marqué par un débat croissant sur l’équilibre entre sécurité et principes démocratiques. Pour les détracteurs du texte, cette mesure pourrait accentuer les divisions et éloigner davantage Israël des standards adoptés par la majorité des démocraties occidentales.