Aller au contenu principal
Accueil
Sahil Jeemon: Le 21/04/2026 à 15:22 | MAJ à 21/04/2026 à 15:23
Main picture
Publié : Le 21/04/2026 à 15:22 | MAJ à 21/04/2026 à 15:23

Depuis le 17 avril, une délégation du Conseil international des Jeux des îles de l’océan Indien (CIJ) est en mission aux Comores pour évaluer l’état des préparatifs des Jeux de 2027. Cette visite, qui s’achève ce 21 avril, constitue une étape clé : après des mois de planification, les autorités comoriennes doivent désormais démontrer concrètement l’avancement des projets.

Au programme, des réunions de travail avec le Comité d’organisation et les autorités nationales, centrées sur le calendrier des infrastructures et la capacité à respecter l’échéance d’août 2027. Mais l’essentiel de l’évaluation se fait sur le terrain.

La délégation inspecte plusieurs chantiers majeurs. À Mitsudjé, elle visite le gymnase et la piscine olympique en construction. À Wandzani-Dzoumbe, elle examine le site du futur village des Jeux, destiné à accueillir des milliers d’athlètes. À Moroni, d’autres installations sportives et logistiques sont également passées en revue. L’objectif est de mesurer l’écart entre les annonces et la réalité.

Depuis mars, le gouvernement a accéléré les projets, notamment avec la pose de la première pierre du village des Jeux et la présentation d’un plan global. Ces avancées témoignent d’une volonté politique claire de réussir l’événement.

Cependant, le contexte reste exigeant. À un peu plus de seize mois de l’ouverture, plusieurs infrastructures sont encore en chantier. Les délais sont serrés et leur respect suscite des interrogations. La mission du CIJ vise précisément à évaluer la crédibilité du calendrier.

La cérémonie du 18 avril, marquée par la présentation du logo, de la mascotte et de l’hymne, a offert une vitrine positive. Mais pour les observateurs, ces symboles ne suffisent pas : les conclusions de l’inspection seront déterminantes.

À l’issue de la visite, plusieurs scénarios sont possibles. Le CIJ pourrait valider la dynamique tout en appelant à accélérer les travaux, ou exprimer des réserves et exiger des engagements plus précis. Dans les cas les plus critiques, des ajustements pourraient être recommandés.

Les Comores ont franchi une étape importante en rendant le projet visible et structuré. Mais celui-ci reste fragile et dépend de la transformation rapide des chantiers en infrastructures opérationnelles. La présence du CIJ marque ainsi un tournant : celui où les promesses doivent désormais se concrétiser.