L’endométriose est une maladie chronique qui touche environ 10 % des femmes dans le monde. Elle se caractérise par la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus, notamment sur les ovaires, la paroi pelvienne ou, dans de rares cas, sur d’autres organes. Ses effets sont variés : douleurs intenses, troubles digestifs, infertilité… des symptômes qui bouleversent la vie quotidienne des patientes.
À l’occasion de la Journée mondiale contre l’endométriose, le thème de cette année met l’accent sur le diagnostic précoce, la prise en charge médicale et le soutien aux personnes touchées. Pour mieux comprendre ces enjeux, nous avons recueilli les avis de professionnels de santé et le témoignage d’une patiente qui a surmonté la maladie.
Le diagnostic reste un défi majeur. En moyenne, il est posé 7 à 10 ans après l’apparition des premiers symptômes, car les douleurs menstruelles sont souvent minimisées. Le Dr Farhad Aumeer explique que les patientes présentent fréquemment des douleurs dans le bas-ventre ainsi que des troubles intestinaux, entre autres.
L’échographie et l’intervention par laparoscopie permettent de détecter les lésions avec précision et d’adapter le traitement à chaque patiente, précise le Dr Aumeer.
Vania, qui a combattu l’endométriose pendant 25 ans, témoigne de son parcours éprouvant, car elle a appris à se réinventer et à reprendre sa vie en main.