À l’occasion de la Journée mondiale de la mobilité et de l’accessibilité, observée ce 30 avril, la question de l’inclusion des personnes en situation de handicap revient au centre des préoccupations. Si des progrès ont été réalisés, plusieurs acteurs estiment qu’un cadre légal plus solide demeure essentiel pour garantir une accessibilité réelle.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 1,3 milliard de personnes, soit 16 % de la population mondiale, vivent avec un handicap. À Maurice, elles sont environ 84 500, selon les dernières données disponibles à fin 2025.
Mais où en est concrètement le pays en matière d’accessibilité ?
Pour Ali Jookhun, président de l’African Down Syndrome Network, l’absence d’un cadre légal clair constitue un frein majeur. Il souligne que l’accessibilité doit être envisagée dans toutes ses dimensions — physique, visuelle et sociale — pour être pleinement effective.
De son côté, Ashvin Gudday, vice-président de l’Association pour la protection des droits des personnes handicapées, dresse un constat mitigé. Il estime que des améliorations sont possibles, notamment dans les espaces publics, mais insiste sur la nécessité de promulguer une législation dédiée pour renforcer la protection des droits.
Ashvin Gudday évoque également des difficultés concrètes, notamment l’accès aux places de parking réservées, souvent utilisées de manière abusive.
Un constat qui met en évidence l’écart entre les politiques annoncées et la réalité sur le terrain, et souligne l’urgence d’une approche plus inclusive et structurée.