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Fab: Le 22/05/2026 à 13:32 | MAJ à 22/05/2026 à 13:34
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Publié : Le 22/05/2026 à 13:32 | MAJ à 22/05/2026 à 13:34
Par : Vanessa Mathews Saramandif

Une prestation de serment sous haute surveillance à Washington. Le nouveau patron de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, prend officiellement ses fonctions ce vendredi 22 mai lors d'une cérémonie organisée directement à la Maison Blanche. Un choix de lieu hautement symbolique et rarissime — du jamais-vu depuis l'ère Ronald Reagan — qui ravive immédiatement les doutes sur l'indépendance de la puissante banque centrale vis-à-vis de Donald Trump.

L'opposition démocrate n'hésite pas à qualifier le nouveau grand argentier de "marionnette" du président républicain. Il faut dire que Donald Trump n'a jamais caché sa volonté de peser sur la politique monétaire, réclamant sans relâche des baisses de taux pour doper la croissance, au grand dam du président sortant Jerome Powell. Lors de son grand oral devant le Sénat, Kevin Warsh a pourtant fermement défendu son autonomie, assurant n'avoir pris aucun engagement avec la Maison Blanche.

Mais le nouveau président de la Fed n'aura pas le droit à l'erreur et devra composer avec une conjoncture économique explosive. Alors qu'il affichait récemment des positions plutôt souples sur le crédit, l'inflation repart en flèche, dopée par l'envolée des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient et au blocage du détroit d'Ormuz. Face à cette surchauffe, les marchés ont déjà enterré l'espoir d'une baisse des taux cette année. Pour corser le tout, Kevin Warsh devra composer avec la présence étouffante de son prédécesseur, Jerome Powell, qui a décidé de rester à son poste de gouverneur pour faire rempart aux pressions politiques.