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Keshinee: Le 20/08/2026 à 13:30 | MAJ à 20/08/2026 à 13:31
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Publié : Le 20/08/2026 à 13:30 | MAJ à 20/08/2026 à 13:31
Par : Vanessa Mathews Saramandif

La capitale ukrainienne a payé un lourd tribut cette nuit. Des frappes massives menées par l’armée russe entre mercredi et jeudi ont endeuillé Kiev et sa région, faisant au moins sept victimes civiles et des dizaines de blessés dans des quartiers résidentiels.

Les sirènes d’alerte n’ont pas suffi à épargner la population. Selon un nouveau bilan communiqué par les services de secours ukrainiens, l’attaque nocturne a coûté la vie à six personnes à Kiev, tandis qu’un septième décès a été déploré dans l’oblast environnant. Les opérations de déblaiement se poursuivent activement, les équipes de sauvetage étant parvenues à extraire in extremis deux survivants prisonniers des décombres. Au total, trente-trois personnes ont été blessées dans cette déferlante de violence.

Dès les premières heures de la nuit, à partir de 3h20, l’administration militaire a recensé des impacts simultanés sur plus d’une douzaine de sites névralgiques répartis dans les districts de Darnytskyi, Sviatoshynskyi et Solomianskyi. La fureur des explosions a lourdement touché des habitations, un établissement de santé, ainsi qu’une structure éducative. Des brasiers d’une grande violence ont également ravagé de vastes complexes d’entrepôts.

Le maire de la métropole, Vitali Klitschko, a témoigné de la détresse sur le terrain, rapportant notamment que les derniers étages d’un immeuble résidentiel de neuf étages du district de Solomianskyi s’étaient littéralement effondrés sous la force d’un impact, déclenchant un violent incendie. D’autres riverains se sont retrouvés piégés dans les flammes et les décombres à divers points de la ville.

En amont de ces frappes dévastatrices, l’armée de l’air ukrainienne avait signalé l’intrusion de plusieurs missiles à travers le nord et le nord-est du territoire, touchant notamment les régions de Kharkiv et de Poltava.

Alors que le conflit s’enlise depuis plus de quatre ans, cette intensification drastique des bombardements de part et d’autre de la ligne de front continue de frapper aveuglément les populations civiles, chaque belligérant rejetant sur l’autre la responsabilité de ces raids meurtriers.