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Keshinee: Le 05/06/2026 à 07:41 | MAJ à 05/06/2026 à 07:48
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BOM-INFLATION
Publié : Le 05/06/2026 à 07:41 | MAJ à 05/06/2026 à 07:48
Par : La Redaction

Les risques inflationnistes liés à la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires ont poussé le comité de politique monétaire (MPC) de la Banque de Maurice à relever le taux de référence de 25 points de base le mois dernier. C’est ce qui ressort du procès-verbal de la réunion du MPC. Le comité craint une accélération de l’inflation dans les mois à venir.

La guerre au Moyen-Orient et ses répercussions sur les marchés mondiaux de l’énergie ont profondément modifié les perspectives économiques de Maurice. Lors de sa dernière réunion, le comité de politique monétaire a estimé que les risques pesant sur les prix avaient considérablement augmenté depuis février, au point de justifier un durcissement de sa politique monétaire.

Au cœur des préoccupations du MPC se trouve la hausse attendue des prix du pétrole. La Banque de Maurice table sur un prix moyen de 90 dollars le baril dans son scénario central. Pour une économie fortement dépendante des importations comme Maurice, cette situation représente une menace directe pour la stabilité des prix.

Le comité souligne que les effets de la hausse du pétrole ne se limitent pas au prix des carburants. L’augmentation des coûts de transport, du fret maritime, de la logistique et de l’électricité se répercute progressivement sur l’ensemble de l’économie.

Les produits alimentaires sous pression

La Banque de Maurice se montre particulièrement préoccupée par l’évolution des prix alimentaires, qui représentent une part importante du panier de consommation des ménages mauriciens.

Selon le MPC, la hausse des coûts énergétiques exerce déjà des pressions sur les chaînes d’approvisionnement alimentaires mondiales. L’indice des prix alimentaires de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a progressé pour le troisième mois consécutif en avril 2026, sous l’effet notamment de la hausse des huiles végétales, des céréales et de la viande.

Pour Maurice, pays importateur net de produits alimentaires, ces développements représentent un risque majeur. Le MPC estime que l’inflation alimentaire devrait continuer à s’accélérer si les prix de l’énergie demeurent élevés et si les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales persistent.

Alors qu’une inflation moyenne de 3,6 % était attendue pour 2026 lors de la précédente réunion du MPC, la nouvelle projection s’établit désormais autour de 5,5 %. Ce chiffre dépasse le plafond de la fourchette cible de la Banque de Maurice, fixée entre 2 % et 5 %.