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Sahil Jeemon: Le 20/05/2026 à 15:45 | MAJ à 20/05/2026 à 15:46
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Publié : Le 20/05/2026 à 15:45 | MAJ à 20/05/2026 à 15:46
Par : Dooshina Appigadu

Le Comité de politique monétaire (MPC) de la Banque de Maurice a décidé, ce mercredi 20 mai 2026, d’augmenter le taux directeur de 25 points de base, le portant de 4,50 % à 4,75 % par an. La décision a été prise à l’unanimité par les sept membres présents lors de la réunion.

La Banque centrale justifie cette hausse par un contexte économique international jugé « particulièrement incertain », marqué par l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La fermeture du détroit d’Ormuz a fortement perturbé l’approvisionnement mondial en énergie, provoquant une hausse des prix des matières premières, des coûts du transport maritime et une dégradation du climat de confiance des investisseurs.

Dans ce contexte, le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse ses prévisions de croissance mondiale pour 2026, désormais estimée à 3,1 %, contre 3,3 % auparavant. Parallèlement, les perspectives inflationnistes se sont accentuées sous l’effet de la flambée des prix du pétrole, des denrées alimentaires et des coûts logistiques. Le FMI prévoit ainsi une inflation mondiale de 4,4 % en 2026.

Sur le plan local, l’économie mauricienne demeure résiliente grâce à la bonne tenue de plusieurs secteurs clés. Toutefois, la Banque de Maurice anticipe un ralentissement de la croissance en 2026, notamment en raison de la hausse des prix du carburant et de l’électricité, ainsi qu’un affaiblissement attendu des arrivées touristiques. Dans son scénario de référence, la croissance du PIB réel devrait atteindre 2,8 % en 2026, contre une précédente estimation comprise entre 3,3 % et 3,5 %.

Concernant l’inflation, le taux global est resté stable à 4,2 % entre mars et avril 2026. En revanche, l’inflation annuelle est passée de 2,7 % à 3,6 % sur la même période, sous l’effet de la hausse des prix mondiaux du pétrole et de l’augmentation des coûts du fret. La Banque centrale avertit que des prix énergétiques durablement élevés pourraient entraîner des répercussions sur plusieurs secteurs, notamment les transports, les services publics, l’alimentation et les services.

Selon les projections de la Banque, l’inflation devrait avoisiner 5,5 % en moyenne en 2026. Elle souligne également que l’inflation sous-jacente, qui mesure les pressions inflationnistes de fond, devrait rester élevée.

Le MPC estime que cette hausse du taux directeur est nécessaire afin de contenir les risques inflationnistes et de maintenir les anticipations d’inflation à moyen terme sous contrôle. La Banque de Maurice affirme vouloir préserver un équilibre entre stabilité des prix et développement économique ordonné.