En Europe, le droit à l’avortement reste un sujet sensible, avec des défis liés à la conscience professionnelle des médecins. En Espagne, une décision de justice oblige Madrid à créer un registre des médecins objecteurs de conscience, afin de garantir l’accès à l’IVG. La région de Madrid refuse toutefois de se conformer, la présidente Isabel Díaz Ayuso évoquant la possibilité pour les femmes d’avorter ailleurs.
À l’échelle européenne, la situation varie : la Suède, la Finlande et la Bulgarie autorisent peu ou pas le refus de participation à l’IVG, contrairement à l’Italie ou la Croatie où jusqu’à 90 % des médecins invoquent la conscience. Ces résistances limitent l’accès à l’avortement dans de nombreuses régions, contraignant souvent les femmes à voyager.
Face à ces obstacles, plus de 1,2 million de citoyens européens ont demandé à l’UE de soutenir financièrement les femmes privées de leur droit à l’avortement dans leur pays. La Commission européenne a répondu favorablement, proposant d’utiliser le Fonds social européen pour financer des services d’IVG gratuits.