Entre 246 000 et 300 000. C'est le nombre impressionnant de chiens errants qui arpentent actuellement les rues de Maurice, selon les dernières données des instances de protection animale.
Interrogé sur cette situation critique, le ministre de l'Agro-Industrie, Arvin Boolell, a concédé que le pays ne disposait pas des ressources financières nécessaires pour imiter le Bhoutan. Le ministre a cité en exemple ce royaume d'Asie du Sud, devenu le premier pays au monde à stériliser et vacciner la totalité de sa population canine errante, soit plus de 150 000 animaux, pour un coût global estimé à 3,5 millions de dollars.
Pour Arvin Boolell, la solution passe avant tout par un sursaut citoyen. Pointant du doigt la responsabilité directe de la population dans la prolifération de ces animaux, le ministre a fermement mis en garde contre l'abandon et la maltraitance, promettant une application stricte de la loi dans toute sa rigueur.
Rappelant au passage ce qu'il qualifie « d'épisode noir » sous l'ancien gouvernement — où des chiens se dévoraient entre eux —, Arvin Boolell a assuré que son ministère s’activait à redresser la barre proprement. À court terme, la stratégie repose sur la méthode du « capturer, stériliser et relâcher ». Mais le ministre annonce déjà l'étape suivante : des sites ont été repérés pour implanter de futurs refuges, avec pour objectif de désengorger définitivement les rues mauriciennes.