Le Mauricien Vikash Tatayah, Chief Executive Officer de la Mauritian Wildlife Foundation, figure parmi les co-auteurs de l'étude scientifique internationale « Global tracking of marine megafauna space use reveals how to achieve conservation targets », publiée dans la prestigieuse revue « Science ». Menée par près de 400 chercheurs originaires de plus de 50 pays sous la direction d'Ana Sequeira, de l'Australian National University, la recherche MegaMove a permis de cartographier les zones océaniques les plus critiques pour la survie de plus de cent espèces.
L'étude a compilé plus de 11 millions de géopositions issues du suivi de 15 845 animaux appartenant à 121 espèces, dont des baleines, des requins, des tortues marines, des otaries, des phoques, des raies et des oiseaux marins. Vikash Tatayah a contribué à ces travaux grâce à son expertise en conservation de la biodiversité à Maurice. Selon lui, les résultats montrent que 63 % des zones parcourues par ces animaux concentrent 80 % de leur temps de présence, sous forme de couloirs migratoires ou de zones de résidence.
Il souligne également que l'objectif international de protéger 30 % des océans d'ici 2030, même s'il est atteint, ne suffira pas à préserver tous les habitats essentiels.