Alors que la drogue gagne du terrain à Maurice, le débat sur les moyens de prévention et de réhabilitation s’intensifie. Sur les réseaux sociaux, les critiques fusent : certains questionnent l’efficacité des ONG engagées auprès des populations vulnérables, ainsi que celle de la National Agency for Drug Control (NADC). Quelle est la portée réelle de leurs actions ?
Face à ces interrogations, il est essentiel de comprendre le rôle concret de ces acteurs de terrain.
Pour Ashvin Gungaram, membre actif de l’ONG AILES, le travail des organisations non gouvernementales va bien au-delà de la simple sensibilisation. « Nos rapports et études permettent d’orienter les politiques publiques et de proposer des ajustements adaptés aux réalités locales », explique-t-il.
Jacques Achilles, de l’ONG PILS, insiste quant à lui sur la complémentarité entre l’État et les ONG. « Nous intervenons souvent dans des contextes difficiles, aux côtés de personnes vulnérables, pour leur offrir un accompagnement concret », précise-t-il. Pour lui, ces actions de terrain sont indispensables pour répondre aux besoins immédiats.
De son côté, le Dr Fayzal Sulliman, CEO de la NADC, souligne que la confusion autour de ses missions alimente certaines critiques. « Une meilleure compréhension de nos responsabilités permettrait d’éviter des polémiques inutiles et de mieux apprécier notre rôle dans la prévention et la réhabilitation », affirme-t-il.
Au final, la question n’est peut-être pas seulement de savoir qui fait quoi, mais comment renforcer la collaboration entre tous les acteurs. ONG, NADC, collectivités locales et institutions publiques : une approche coordonnée pourrait permettre une réponse plus efficace, humaine et durable face à un phénomène qui touche toutes les couches de la société.