Le spectre d’une nouvelle flambée mondiale des prix du pétrole refait surface après un brusque regain de tension entre Washington et Téhéran. Donald Trump a rejeté avec fermeté la réponse iranienne aux propositions américaines censées ouvrir la voie à une désescalade au Moyen-Orient.
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, le président américain a qualifié la position iranienne de « totalement inacceptable ». Une sortie qui a immédiatement secoué les marchés internationaux. Dès les premières heures des échanges en Asie, le prix du Brent s’est envolé, dépassant la barre symbolique des 104 dollars le baril. Les investisseurs craignent surtout un prolongement du blocage du détroit d’Ormuz, point stratégique par lequel transite une part majeure du pétrole mondial.
Selon plusieurs sources, l’Iran aurait pourtant proposé une réouverture progressive du détroit ainsi qu’un allègement des tensions maritimes dans le Golfe. Téhéran aurait également évoqué des concessions autour de son uranium enrichi. Mais ces signaux n’ont visiblement pas convaincu Washington ni Israël.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu maintient la pression. Il réclame le démantèlement complet des installations nucléaires iraniennes et affirme que l’offensive contre Téhéran est loin d’être terminée. Sur le terrain, la situation reste extrêmement tendue. Dans le Golfe, plusieurs attaques de drones visant des navires commerciaux ont été signalées ces derniers jours. L’Iran menace désormais de riposter à toute nouvelle opération américaine contre ses intérêts maritimes.
Face au risque d’embrasement régional, Londres et Paris tentent d’organiser une coalition internationale pour sécuriser le détroit d’Ormuz. Une initiative perçue par Téhéran comme une provocation supplémentaire.