Aller au contenu principal
Accueil
Shane: Le 04/05/2026 à 13:10 | MAJ à 04/05/2026 à 13:28
Video
Publié : Le 04/05/2026 à 13:10 | MAJ à 04/05/2026 à 13:28
Par : Mariyah Radim

À l’ombre des célébrations de la Fête du Travail, une réalité plus nuancée se dessine à Maurice. Si cette journée rend hommage aux luttes ouvrières et aux conquêtes sociales, elle offre aussi un moment de réflexion : le syndicalisme mauricien est-il toujours une force vive ou amorce-t-il un déclin silencieux ?

Pendant des décennies, les syndicats ont façonné le paysage social du pays. Augmentations salariales, amélioration des conditions de travail, protection des droits fondamentaux : leur empreinte est indéniable. Aujourd’hui encore, des figures engagées continuent de défendre cette mission.

Amarjeet Seetohul, président de la Ministry of Health Employees Union, insiste sur le fait que le rôle du syndicat reste essentiel pour protéger les travailleurs face aux mutations économiques et aux pressions du marché.

Pourtant, tout n’est pas figé. Sur le terrain, certains jeunes choisissent encore de s’engager, animés par une volonté de faire bouger les lignes. C’est le cas de Shanya Behary, qui a rejoint la CTSP il y a deux ans. Son parcours témoigne d’un renouveau possible : celui d’une jeunesse qui, malgré les réticences ambiantes, voit dans le syndicalisme un levier d’action concret. À travers son engagement, elle incarne une nouvelle génération prête à moderniser les luttes sociales.

Shayn Sinnassamy, négociateur à la CTSP, affirme que le monde du syndicalisme reste un atout essentiel.

Hans Soobramanien, également membre actif de la CTSP, abonde dans ce sens. Pour lui, le syndicalisme est un espace de transformation personnelle et collective.

À Maurice, le syndicalisme reste un pilier du dialogue social, mais son avenir dépendra de sa capacité à se réinventer. Convaincre les jeunes que leur voix compte ne sera pas une option, ce sera une condition de survie.