À Maurice, la lutte contre la leptospirose s’intensifie avec des opérations de terrain à grande échelle : centaines d’avis sanitaires, milliers d’interventions et actions de dératisation à travers le pays. Mais derrière ces chiffres, une réalité : la maladie reste étroitement liée à l’insalubrité et à la prolifération des rats, principaux vecteurs de contamination.
Alors, comment expliquer sa propagation et quelles sont les mesures pour s’en protéger ?
Gooljar Devruth pointe du doigt l’insalubrité comme principale cause de la prolifération des rats, vecteurs de la leptospirose. Déchets jetés à même le sol, terrains abandonnés et manque d’hygiène créent un environnement idéal pour ces rongeurs, attirés par la nourriture facilement accessible. Une situation qui favorise directement les risques de contamination.
Gooljar Devruth explique que la lutte contre la prolifération des rats repose sur une action coordonnée entre les autorités. Le ministère de la Santé intervient dans les bâtiments publics et en cas de plainte, tandis que les autorités locales restent responsables du nettoyage et du contrôle régulier des espaces publics comme les bazars et food courts.
Le Dr Abdou Salam rappelle que la leptospirose, contrairement aux infections virales, est une maladie bactérienne transmise notamment par les rongeurs. Si elle évolue dans des environnements similaires et touche des populations vulnérables, elle peut, malgré une gravité généralement moindre, entraîner des complications graves, voire mortelles.