Aller au contenu principal
Accueil
Yudhisen Mardaymootoo: Le 09/09/2026 à 07:25 | MAJ à 09/09/2026 à 07:27
Main picture
Publié : Le 09/09/2026 à 07:25 | MAJ à 09/09/2026 à 07:27

Le Commandement central américain (CENTCOM) affirme avoir détruit cinq pétroliers transportant du pétrole brut iranien, après que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a visé à deux reprises, au cours des deux derniers jours, un navire de guerre de l’US Navy à l’aide de missiles balistiques.

Dans un communiqué diffusé en ligne, le CENTCOM affirme que le bâtiment de guerre américain a échappé aux deux tentatives d’attaque et a poursuivi ses patrouilles dans les eaux de la région. Aucun militaire américain n’aurait été blessé.

En représailles, les forces américaines ont frappé les pétroliers M/T Kaviz, M/T Charminar, M/T Horizon 1 et M/T Riesco, dans le golfe d’Oman, ainsi que le M/T Derya.

Selon le communiqué américain, l’Iran aurait présenté ces pétroliers comme faisant partie d’un « réseau fantôme de plusieurs milliards de dollars » servant à financer le CGRI et ses alliés régionaux. Le CENTCOM affirme également que « l’Iran ne dispose d’aucun moyen pour défendre ces navires ».

Une opération similaire avait eu lieu le 5 septembre : le CENTCOM affirme avoir alors détruit trois pétroliers iraniens après une tentative du CGRI de prendre pour cible un porte-avions américain et un destroyer lance-missiles. Cette attaque aurait, selon Washington, échoué.

Escalade dans le Golfe : Washington affirme avoir détruit cinq pétroliers iraniens

La confrontation militaire entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle escalade. Le Commandement central américain (CENTCOM) affirme avoir détruit cinq pétroliers transportant du brut iranien dans le golfe d’Oman, en représailles à deux attaques aux missiles balistiques attribuées aux Gardiens de la révolution contre un navire de guerre américain.

Selon le communiqué américain, le Corps des gardiens de la révolution islamique aurait tenté, à deux reprises au cours des deux derniers jours, de frapper un bâtiment de l’US Navy avec des missiles balistiques.

Le CENTCOM assure que le navire américain a réussi à éviter les deux attaques et qu’il a poursuivi sa mission de patrouille dans les eaux de la région. Aucun membre du personnel américain n’aurait été blessé.

Cinq pétroliers pris pour cible

En réponse, les forces américaines disent avoir mené des frappes contre cinq pétroliers : les M/T Kaviz, M/T Charminar, M/T Horizon 1 et M/T Riesco, dans le golfe d’Oman, ainsi que le M/T Derya.

Washington présente ces navires comme appartenant à ce qu’il qualifie de « réseau fantôme de plusieurs milliards de dollars » utilisé par Téhéran pour commercialiser son pétrole et financer le CGRI ainsi que ses alliés dans la région.

Dans une formulation particulièrement ferme, le CENTCOM soutient que « l’Iran ne dispose d’aucun moyen pour défendre ces navires ».

Cette déclaration semble également destinée à envoyer un message de dissuasion à Téhéran : les États-Unis se disent désormais prêts à frapper directement les moyens utilisés pour transporter et commercialiser le pétrole iranien lorsqu’ils les considèrent liés au financement des activités du CGRI.

Huit pétroliers revendiqués détruits en quelques jours

Cette nouvelle opération intervient seulement quelques jours après des frappes similaires.

Le 5 septembre, le CENTCOM avait déjà affirmé avoir détruit trois pétroliers iraniens, après une tentative présumée du CGRI de prendre pour cible un porte-avions américain ainsi qu’un destroyer lance-missiles. Selon la version américaine, cette attaque avait également échoué.

Si l’on additionne les deux opérations revendiquées par Washington, les forces américaines affirment donc avoir détruit huit pétroliers liés à l’Iran en quelques jours.

Il convient toutefois de souligner que les captures fournies rapportent essentiellement la version du CENTCOM. Elles ne fournissent ni bilan iranien détaillé ni éléments permettant de vérifier indépendamment l’étendue des dégâts ou la destruction effective des cinq navires annoncée par Washington.

Le pétrole au cœur de la confrontation

Cette nouvelle phase du conflit dépasse ainsi la seule confrontation entre forces militaires. Les infrastructures et les moyens de transport du pétrole iranien deviennent directement des cibles.

L’évolution est particulièrement sensible compte tenu des tensions déjà présentes autour du détroit d’Ormuz et du golfe d’Oman, routes essentielles aux exportations énergétiques du Golfe.

Après les fortes fluctuations du Brent observées ces derniers jours, ces nouvelles frappes pourraient donc replacer dès l’ouverture des marchés le risque géopolitique, la sécurité des pétroliers et la circulation maritime dans le Golfe au centre de l’attention des opérateurs. Le Brent a déjà franchit la barre des 100 dollars à l’ouverture des marchés ce jeudi matin pour se porter à 101 dollars le baril.