Les États-Unis ont quitté les négociations de paix avec l’Iran sans parvenir à un accord, à l’issue de discussions intensives de plus de 20 heures à Islamabad, au Pakistan, ravivant les incertitudes autour du fragile cessez-le-feu en vigueur.
Le vice-président américain JD Vance a confirmé que les pourparlers se sont achevés sans résultat, accusant Téhéran de ne pas avoir accepté des exigences clés de Washington, notamment l’abandon clair de toute ambition nucléaire militaire.
De son côté, l’Iran a dénoncé des demandes américaines jugées « excessives », tout en laissant entendre que des discussions techniques pourraient se poursuivre dans les prochains jours.
Ces négociations, les premières à ce niveau depuis la révolution iranienne de 1979, visaient à consolider un cessez-le-feu de deux semaines après plusieurs semaines de conflit ayant fortement déstabilisé la région et perturbé les marchés énergétiques mondiaux.
Parmi les principaux points de blocage figurent la question du programme nucléaire iranien, le contrôle du détroit stratégique d’Ormuz — crucial pour le transport du pétrole mondial — ainsi que les demandes iraniennes de réparations de guerre et de levée des sanctions.
Dans ce contexte tendu, l’avenir du cessez-le-feu reste incertain, d’autant que les hostilités se poursuivent dans certaines zones, notamment au Liban, menaçant de faire dérailler tout effort diplomatique.
La situation demeure hautement volatile, avec des implications majeures pour la stabilité régionale et les marchés internationaux, alors que les grandes puissances suivent de près toute évolution des discussions.