Un an après la fermeture de l’usine Star Knitwear, la colère et l’incompréhension demeurent vives parmi les anciens employés. Deux semaines auparavant, plusieurs d’entre eux s’étaient rendus au ministère du Travail pour exiger le paiement de leurs indemnités, toujours en suspens depuis la cessation d’activités de l’entreprise.
Leur représentant syndical, Faysal Ally Beegun, hausse le ton. Il a lancé un ultimatum aux autorités : le ministère du Travail et le receiver manager ont jusqu’au 1er avril pour proposer une solution concrète. Faute de réponse jugée satisfaisante, les ex-salariés préviennent qu’ils passeront à l’action et se mobiliseront devant l’Assemblée nationale.
Interpellé sur ce dossier, le ministre du Travail, Reza Uteem, a rappelé que le versement des indemnités reste tributaire de la finalisation de la vente des actifs de Star Knitwear par le liquidateur. Ce n’est qu’à l’issue de ce processus que les fonds nécessaires pourront être débloqués, a-t-il expliqué.
Par ailleurs, un autre dossier sensible refait surface : celui de l’usine Pad & Co, fermée il y a cinq ans. Là aussi, l’attente se prolonge pour près de 400 travailleurs, toujours sans compensation. Reza Uteem a précisé que des réclamations pour dommages ont été déposées contre l’ancien directeur de l’entreprise, soupçonné de détournements de fonds. Des procédures qui, selon le ministre, contribuent aux retards persistants dans le règlement des compensations.