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Thomas Jadoobur: Le 14/04/2026 à 14:32 | MAJ à 14/04/2026 à 14:49
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Publié : Le 14/04/2026 à 14:32 | MAJ à 14/04/2026 à 14:49
Par : La Redaction

La décision fait grincer des dents dans le giron. À travers un mémo officiel adressé aux entraîneurs, la Gambling Regulatory Authority (GRA), via la Horse Racing Integrity Division (HRID), impose depuis le 6 avril un contrôle strict des accès aux zones sensibles des écuries. Officiellement, il s’agit de renforcer la sécurité après des signalements d’intrusions non autorisées dans les yards, le paddock du MTCJC et même « le gradin » lors des trackworks et des journées de courses.

Désormais, les propriétaires, pourtant piliers financiers des courses, se retrouvent confinés à des plages horaires ultra restreintes pour voir leurs propres chevaux. Un comble pour beaucoup, qui dénoncent une dérive bureaucratique. « On investit des millions, on entretient la filière… et aujourd’hui, on doit demander presque la permission pour accéder à nos chevaux », lâche un propriétaire excédé.

Les nouvelles consignes sont claires : seuls les individus licenciés, enregistrés ou détenteurs d’un badge officiel peuvent accéder librement aux zones restreintes. Les visiteurs, eux, doivent obligatoirement être accompagnés par l’entraîneur ou son représentant. Résultat : même les propriétaires sont désormais assimilés à de simples visiteurs dans certains cas.

Une situation d’autant plus incomprise que la majorité des écuries sont déjà équipées de systèmes de surveillance sophistiqués. Caméras, contrôles internes, personnel dédié… les dispositifs existent déjà pour prévenir tout acte de « tampering ». Alors pourquoi durcir encore les règles au point de frustrer ceux qui font vivre les courses ? s’interroge un autre propriétaire.

Derrière l’argument sécuritaire, beaucoup voient une gestion déconnectée des réalités du terrain. Une décision prise sans réelle concertation, qui fragilise encore davantage la relation entre les instances et les acteurs clés des courses. À force de vouloir tout verrouiller, la GRA risque-t-elle de décourager ceux qui investissent et font battre le cœur de l’hippisme mauricien ? La question est désormais posée.