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Yudhisen Mardaymootoo: Le 27/03/2026 à 20:34 | MAJ à 27/03/2026 à 20:38
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Publié : Le 27/03/2026 à 20:34 | MAJ à 27/03/2026 à 20:38
Par : Mariyah Radim

Une décision judiciaire qui pourrait faire jurisprudence dans le monde de la technologie. Jeudi 26 mars, une juge fédérale américaine a suspendu temporairement les sanctions prises par l’administration de Donald Trump contre l’entreprise d’intelligence artificielle Anthropic, estimant qu’elles violaient probablement la liberté d’expression.

Au cœur de cette affaire : le refus public d’Anthropic de voir son intelligence artificielle, Claude, utilisée pour des opérations sensibles telles que la surveillance de masse des citoyens américains ou le développement d’armes autonomes. Une prise de position qui a rapidement déclenché une réaction des autorités américaines.

En février dernier, une directive présidentielle ordonnait à toutes les agences fédérales de cesser immédiatement d’utiliser les technologies de l’entreprise, tandis que le Pentagone allait jusqu’à qualifier Anthropic de « risque pour la sécurité nationale ». Une décision lourde de conséquences pour cette société californienne, déjà impliquée dans des projets liés à la défense.

Saisie en urgence, la juge Rita Lin, basée en Californie, a tranché en faveur de l’entreprise, estimant que le gouvernement aurait pu outrepasser ses pouvoirs en sanctionnant une société pour ses prises de position publiques. Selon elle, désigner une entreprise comme une menace simplement pour avoir exprimé des réserves soulève de sérieuses questions constitutionnelles.