Maurice n’est pas le seul pays à se tourner vers New Delhi pour sécuriser son approvisionnement en carburants.
Face aux perturbations persistantes dans les pays du Golfe, plusieurs États de l’océan Indien sollicitent l’Inde afin de garantir leurs besoins énergétiques. Selon des médias indiens, New Delhi examine actuellement des propositions d’accords « G to G » visant la fourniture de produits pétroliers. Toutefois, la concurrence s’intensifie dans la région.
En effet, si Maurice a officiellement formulé la semaine dernière une demande pour un accord exclusif avec l’Indian Oil Corporation Ltd pour fournir le pays, par l’intermédiaire du ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, d’autres pays ont emboîté le pas. Les Seychelles, avec qui Maurice partage une longue histoire fraternelle, ont également soumis une requête similaire. Par ailleurs, l’Inde indique recevoir des sollicitations d’autres partenaires régionaux, notamment les Maldives, le Bangladesh, le Népal, le Bhoutan et le Sri Lanka.
Cette situation intervient alors que près de 40 % de l’activité des raffineries indiennes dépend du trafic maritime transitant par le détroit d’Ormuz, une zone stratégique sous tension. Dans ce contexte, New Delhi a sollicité le Royaume-Uni et la France afin de soutenir une initiative conjointe visant à sécuriser ce passage clé.
Au-delà de la gestion de cette crise, l’Inde voit dans ces demandes une opportunité d’étendre sa présence sur le marché pétrolier de l’océan Indien, tout en consolidant son influence géopolitique à l’échelle internationale.