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Sahil Jeemon: Le 19/02/2026 à 21:38 | MAJ à 19/02/2026 à 21:40
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Publié : Le 19/02/2026 à 21:38 | MAJ à 19/02/2026 à 21:40

Les tensions militaires entre les États-Unis et l’Iran ont de nouveau mis en lumière l’un des points de passage les plus stratégiques au monde : le détroit d’Ormuz, par lequel passe une part importante du pétrole mondial. Alors que les forces militaires américaines se regroupent autour de l’Iran et que des négociations nucléaires se poursuivent à Genève, Téhéran a réagi par une démonstration de force, en procédant à une fermeture partielle du détroit dans le cadre d’exercices militaires.  

Bien que présentée officiellement comme temporaire et justifiée pour des raisons de sécurité maritime, cette action met en évidence la stratégie bien établie de l’Iran d’utiliser sa position géographique pour signaler sa capacité à perturber les marchés mondiaux de l’énergie. Beaucoup interprètent cette fermeture partielle comme un coup de semonce délibéré.  

Posture militaire dans un contexte diplomatique fragile
Ces tensions surviennent alors même que des engagements diplomatiques se déroulent à Genève. Les discussions entre des représentants américains et iraniens sur le programme nucléaire de l’Iran ont montré, selon la Maison-Blanche, un certain degré de progrès, bien que des divergences significatives subsistent. Washington attend de Téhéran qu’il revienne avec des propositions plus détaillées.  

Dans le même temps, le ton américain s’est durci. Le vice-président américain JD Vance a déclaré que Washington envisageait de poursuivre l’engagement diplomatique ou de recourir à d’autres mesures, tandis que le président Donald Trump a averti que « des choses mauvaises se produiraient » si aucun accord significatif n’était conclu dans les dix prochains jours.  

Sur le plan militaire, les États-Unis ont déployé des navires et des avions supplémentaires dans la région. L’arrivée du porte-avions USS Gerald R. Ford près de l’entrée de la Méditerranée, accompagné d’autres moyens navals américains, a renforcé le message indiquant que Washington conserve des options militaires crédibles. Ces déploiements n’indiquent pas nécessairement une frappe imminente contre l’Iran, mais ils augmentent la capacité du président à en ordonner une s’il le souhaite.  

Le détroit d’Ormuz comme levier stratégique
L’utilisation par l’Iran du détroit d’Ormuz comme point de pression n’est pas nouvelle. Ce passage étroit au large du golfe Persique transporte environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole, ainsi qu’une part importante du commerce pétrolier maritime global. L’Iran a fréquemment menacé de fermer le détroit lorsqu’il est confronté à des sanctions ou à des pressions militaires.  

Une fermeture complète entraînerait une réaction internationale sévère, tout en portant un préjudice direct aux exportations iraniennes. Au lieu de cela, Téhéran préfère des perturbations calibrées, symboliques mais puissantes, rappelant sa capacité à escalader si nécessaire.