La menace s’accélère sur le continent africain. Le cap des 900 cas suspects vient d’être franchi en République démocratique du Congo (RDC), selon une annonce du directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, ce dimanche soir.
Sur le terrain, les autorités sanitaires ont activé une surveillance renforcée. À ce jour, plus d’une centaine de cas ont déjà été confirmés par les laboratoires. Le dernier bilan gouvernemental fait état de plus de 200 morts, tandis que les chiffres continuent d’évoluer.
Ce qui inquiète particulièrement l’OMS, c’est la souche identifiée. Il s’agit de Bundibugyo, une variante du virus Ebola pour laquelle il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique. Selon les spécialistes, le taux de létalité peut atteindre un patient sur deux. Face à cette situation, l’organisation onusienne a décrété une alerte sanitaire internationale afin de tenter de contenir la propagation du virus.
La République démocratique du Congo replonge ainsi dans une nouvelle crise sanitaire majeure. Depuis plusieurs décennies, Ebola a causé des milliers de décès sur le continent africain, faisant de cette fièvre hémorragique l’un des virus les plus redoutés au monde.
Une véritable course contre la montre médicale et humanitaire est désormais engagée pour éviter une propagation plus large de l’épidémie.