Le gouvernement britannique a annoncé, ce mercredi 25 février, la suspension temporaire du processus de ratification au Parlement du traité prévoyant le transfert de souveraineté de l’archipel des Chagos à Maurice. Cette pause vise à permettre des discussions avec les États-Unis, allié clé de Londres et partenaire stratégique dans la région.
Signé en mai 2025 entre Londres et Port-Louis, l’accord organise la cession de cet archipel à Maurice, tout en garantissant le maintien de la base militaire conjointe américano-britannique de Diego Garcia. Le texte prévoit un bail initial de 99 ans, permettant au Royaume-Uni et aux États-Unis de continuer à exploiter cette installation stratégique.
Devant les parlementaires britanniques, le ministre au Foreign Office, Hamish Falconer, a justifié cette décision par la nécessité de consultations supplémentaires avec Washington. « Nous avons un processus en cours au Parlement concernant le traité. Nous le soumettrons de nouveau au moment opportun. Nous marquons une pause afin de mener des discussions avec nos homologues américains », a-t-il déclaré, précisant que le débat parlementaire était interrompu temporairement.
Bien que soutenu par plusieurs acteurs internationaux, le traité fait l’objet de critiques. Le président américain Donald Trump l’a récemment qualifié de « big mistake », accentuant la pression politique autour d’un dossier sensible mêlant enjeux de souveraineté, considérations géopolitiques et intérêts militaires stratégiques.