Aller au contenu principal
Accueil
Thomas Jadoobur: Le 03/06/2026 à 16:06 | MAJ à 03/06/2026 à 16:08
Main picture
Publié : Le 03/06/2026 à 16:06 | MAJ à 03/06/2026 à 16:08

Une délégation chagossienne conduite par Olivier Bancoult affirme avoir été victime d’un incident d’intimidation au sein du Parlement britannique lors d’une mission de plaidoyer visant à défendre les intérêts de la communauté chagossienne dans le cadre des discussions autour du traité Royaume-Uni–Maurice sur les Chagos.

Dans un communiqué diffusé ce mercredi 3 juin, les membres de la délégation soutiennent avoir obtenu un soutien « transpartisan » au cours de plusieurs rencontres organisées à Londres. Ils indiquent notamment qu’Olivier Bancoult a été reçu par le nonce apostolique, représentant du Saint-Siège au Royaume-Uni, tandis que d’autres délégués étaient accueillis à la Haute Commission de Maurice.

Selon le communiqué, un groupe de contestataires se serait rassemblé à proximité du Parlement britannique avant de pénétrer dans l’enceinte parlementaire. La délégation affirme avoir tenté d’éviter toute confrontation afin de protéger ses membres les plus âgés.

Les signataires du texte accusent Adam Holloway, ancien député britannique, d’avoir facilité l’accès du groupe au Parlement. Ils relatent qu’une altercation verbale serait survenue dans un couloir après une réunion du groupe parlementaire multipartite (APPG) consacré aux Chagos. Olivier Bancoult affirme avoir rejeté une tentative de dialogue initiée par Vanessa Calou, qu’il accuse, ainsi que d’autres opposants, de mener une campagne d’attaques contre son organisation.

La délégation soutient également qu’Adam Holloway aurait filmé et photographié certains de ses membres sans leur consentement et les aurait suivis jusqu’à leur départ du Parlement. Le président de l’APPG serait alors intervenu pour accompagner les délégués hors du bâtiment.

Par ailleurs, les auteurs du communiqué dénoncent la diffusion sur les réseaux sociaux d’une photographie montrant Olivier Bancoult aux côtés du député travailliste Alex Sobel, vice-président de l’APPG sur les Chagos. Ils rejettent les accusations selon lesquelles cette rencontre constituerait un renoncement à leur cause, affirmant qu’il s’agit d’une démarche normale de dialogue démocratique avec des parlementaires britanniques.

La délégation conclut en affirmant qu’elle poursuivra ses actions de représentation politique et diplomatique malgré les critiques et les tensions observées lors de cette mission à Londres.