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Sahil Jeemon: Le 26/09/2026 à 13:59 | MAJ à 26/09/2026 à 14:01
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Publié : Le 26/09/2026 à 13:59 | MAJ à 26/09/2026 à 14:01

Maurice a placé la question des Chagos au centre de son intervention devant la 81e Assemblée générale des Nations unies, tout en réaffirmant avec force sa position sur la Palestine et en appelant à une solution diplomatique durable face aux tensions au Moyen-Orient.

Prenant la parole à New York, le 25 septembre, le ministre des Affaires étrangères, Dhananjay Ramful, a qualifié la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos de question « non négociable ».

Il a présenté l’accord signé entre Maurice et le Royaume-Uni en mai 2025 comme la démonstration que le multilatéralisme, le droit international et les institutions judiciaires des Nations unies peuvent permettre le règlement pacifique des différends et l’achèvement du processus de décolonisation de Maurice.

Le ministre a également insisté sur le respect des résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies, de la décision du Tribunal international du droit de la mer et de l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur les Chagos.

Il a estimé que le règlement de cette question devait également permettre de restaurer les droits des Mauriciens d’origine chagossienne.

Palestine : Maurice réaffirme sa position historique

Sur le conflit israélo-palestinien, Maurice a réaffirmé son soutien au droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination et à la création d’un État indépendant et souverain, avec Jérusalem-Est pour capitale, vivant en paix et en sécurité avec ses voisins.

« Le cycle de violence doit prendre fin. Trop de personnes ont souffert pendant trop longtemps », a déclaré Dhananjay Ramful.

Maurice s’est également dite profondément préoccupée par l’établissement de colonies considérées comme illégales, qui peuvent constituer un obstacle majeur à la paix.

Golfe : Maurice directement exposée aux tensions régionales

Le ministre a également attiré l’attention sur les conséquences économiques des conflits régionaux et des menaces pesant sur la liberté de navigation dans le Golfe.

Il a rappelé que Maurice dépend des routes maritimes pour plus de 90% de ses importations d’énergie primaire et plus de 70% de son approvisionnement alimentaire.

Port-Louis appelle donc à la retenue, au dialogue et à une solution diplomatique durable.

Réforme du Conseil de sécurité

Maurice a par ailleurs renouvelé son appel à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le pays soutient la Position commune africaine, qui réclame au moins deux sièges permanents et cinq sièges non permanents pour l’Afrique. Maurice soutient également la candidature de l’Inde à un siège permanent et l’initiative franco-mexicaine visant à suspendre l’utilisation du veto dans les situations d’atrocités de masse.

À travers cette intervention, Maurice a ainsi voulu placer ses priorités nationales, au premier rang desquelles les Chagos, dans un cadre plus large de défense du multilatéralisme, du droit international et du règlement pacifique des conflits.