Une nouvelle définition adoptée par la Commission européenne permet désormais d’étiqueter comme « recyclé » un plastique contenant seulement 2,5 % de matière issue de déchets, malgré des performances réelles décevantes. La filière de recyclage chimique, fortement soutenue par l’industrie pétrochimique, peine à produire des volumes significatifs, avec seulement 9 % des capacités initiales opérationnelles.
Ce procédé, basé sur la pyrolyse, décompose le plastique en composants chimiques, mais la majorité du matériau final reste d’origine fossile, avec une part inférieure à 5 %. Les installations existantes peinent à produire et à réduire leur empreinte carbone. Pourtant, l’industrie continue de promouvoir cette voie, soutenue par des pratiques comptables permettant d’attribuer une faible proportion de recyclé à la production.
Ainsi, malgré une faible efficacité et des preuves d’échec, le secteur insiste sur le recyclage chimique comme solution d’avenir, alimenté par la croissance continue de la demande mondiale en plastiques issus du pétrole.