Aller au contenu principal
Accueil
Sahil Jeemon: Le 04/05/2026 à 16:08 | MAJ à 04/05/2026 à 16:28
Main picture
Publié : Le 04/05/2026 à 16:08 | MAJ à 04/05/2026 à 16:28
Par : Dorothy Bonnefemme

Face à la crise énergétique mondiale et à la hausse des coûts, les autorités durcissent le ton. Réunis ce lundi, les principaux acteurs ont arrêté une série de mesures concrètes pour traquer et sanctionner le gaspillage d’électricité, notamment dans les secteurs les plus énergivores.

En marge de l’entrée en vigueur de nouvelles réglementations du ministère de l’Énergie et des Services publics, une réunion stratégique présidée par le ministre de tutelle, Patrick Assirvaden, s’est tenue ce lundi 4 mai, avec pour objectif clair : passer de la sensibilisation à l’action. Première mesure forte : la verbalisation des cas de gaspillage constatés. Les autorités entendent désormais sanctionner les abus, en particulier dans les secteurs commerciaux, industriels et les bâtiments publics, identifiés comme les plus gros consommateurs d’énergie.

Toute infraction fera l’objet d’un ‘notice to comply’ émis par l’Energy Efficiency Management Office (EEMO) du Central Electricity Board. Ce document précisera la nature du manquement ainsi que le délai accordé pour y remédier. En cas de non-respect, les sanctions prévues sont dissuasives : une amende pouvant atteindre Rs 200 000 et une peine d’emprisonnement allant jusqu’à deux ans.

Au-delà des sanctions, les autorités misent sur une meilleure coordination opérationnelle. Une collaboration étroite sera mise en place entre l’EEMO et la police, avec la création d’un groupe WhatsApp. Objectif : permettre le signalement rapide des cas de gaspillage et assurer une intervention plus réactive sur le terrain. Ces nouvelles mesures ne concernent pas les ménages. Les consommateurs résidentiels sont exclus du dispositif, les autorités préférant concentrer leurs efforts sur les secteurs à forte consommation, où les économies d’énergie peuvent être les plus significatives.