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Keshinee: Le 15/04/2026 à 09:09 | MAJ à 15/04/2026 à 09:10
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féminicides
Publié : Le 15/04/2026 à 09:09 | MAJ à 15/04/2026 à 09:10
Par : Melissa Rachel

Face à une série de féminicides qui secoue le pays, l’ONG Raise Brave Girls hausse le ton et réclame un renforcement urgent du cadre légal et des dispositifs de protection des victimes de violences domestiques à Maurice.

Selon sa présidente, Prisheela Mottee, les mécanismes actuels montrent clairement leurs limites. Malgré l’existence des Protection Orders, des femmes continuent de perdre la vie. Une situation jugée « alarmante » par l’association, qui y voit la preuve de failles majeures dans le suivi et l’application de ces mesures censées protéger les victimes.

L’inquiétude s’intensifie après les chiffres révélés à l’Assemblée nationale : 7 des 10 femmes tuées depuis janvier 2025 étaient sous Protection Order. Un constat accablant qui relance le débat sur l’efficacité de ces dispositifs.

Face à cette réalité, Raise Brave Girls appelle à un encadrement plus strict : la levée d’un Protection Order devrait être conditionnée à un Social Enquiry Report, afin d’évaluer les risques réels pour la victime. L’ONG insiste surtout sur le renforcement du contrôle des agresseurs, plaidant pour l’introduction du bracelet électronique pour assurer un suivi en temps réel et prévenir les récidives.

Elle demande également l’amélioration de l’application L’Espwar et l’intégration du féminicide dans la législation mauricienne, pour une réponse pénale plus adaptée. Alors que le Domestic Abuse Bill est attendu prochainement au Parlement, l’association presse les autorités d’agir. Sans mesures fortes, prévient-elle, le système continuera de faillir à protéger les victimes.