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Sahil Jeemon: Le 13/07/2026 à 11:17 | MAJ à 13/07/2026 à 11:18
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Publié : Le 13/07/2026 à 11:17 | MAJ à 13/07/2026 à 11:18
Par : Vanessa Mathews Saramandif

À Madagascar, dans la région d'Antananarivo, le cœur de la capitale bat, mais il bat dans la peur. Au marché d'Analakely, les visages sont fermés et les conversations tournent autour d'une seule et même angoisse : la multiplication des disparitions d'enfants. Une psychose qui paralyse le quotidien des habitants.

Pour les jeunes comme pour les parents, les habitudes de vie ont été radicalement bouleversées. On ne se déplace plus seul, on évite de rentrer après la tombée de la nuit, et les appels téléphoniques pour vérifier que ses proches sont en sécurité sont devenus un nouveau réflexe de survie. « C'est une période extrêmement dangereuse », confient les citoyens, dont le sentiment de vulnérabilité est à son comble.

Face à cette crise, l'État a déployé les grands moyens : plus de 1 500 membres des forces de l'ordre, policiers, gendarmes et militaires, patrouillent désormais jour et nuit dans les artères de la capitale. Une démonstration de force qui, pour l'heure, peine à apaiser les inquiétudes. Le président Mickaël Randrianirina a haussé le ton vendredi, promettant de démanteler « l'organisation » qui se cacherait derrière ces actes criminels, qualifiant ces agissements d'inhumains pour une simple question d'argent.

Mais dans ce climat de défiance, la peur nourrit les rumeurs. Sur les réseaux sociaux, les théories les plus sombres circulent : sacrifices rituels, trafic d'organes, soif de pouvoir. Autant de récits qui, vérifiés ou non, alimentent un climat de suspicion généralisée dans la ville.

La capitale malgache est à l'épreuve. Entre le déploiement sécuritaire massif et la peur qui s'est installée dans les foyers, la population attend désormais des actes concrets pour mettre fin à cette mystérieuse et tragique série noire.