Le Conseil d’État malgache a invalidé les résultats des municipales d’Antananarivo, annulant les voix de Harilala Ramanantsoa, candidate soutenue par le parti Irmar de l’ex-président Andry Rajoelina, renversé il y a quatre mois. Le Conseil municipal a été dissous, marquant la fin d’un scrutin très contesté depuis le 11 décembre 2024 et entaché de fortes tensions à l’annonce des résultats en janvier 2025.
Cette annulation crée un vide institutionnel : sans conseil, aucun adjoint ne peut prendre les rênes de la mairie. La loi prévoit soit l’intérim assuré par le secrétaire général de la commune, soit la nomination d’un président de délégation spéciale par le gouvernement.
Pour Tojo Ravalomanana, ancien rival de la maire sortante, la décision est frustrante. Bien que ses voix soient validées par la justice, il ne pourra pas accéder à la mairie. Ses avocats dénoncent l’incohérence d’un jugement qui impose un nouveau scrutin général.
D’ici là, Antananarivo restera sous la supervision directe de l’État, et les habitants devront voter à nouveau dans un délai de 120 jours.