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Keshinee: Le 10/03/2026 à 13:16 | MAJ à 10/03/2026 à 13:20
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Michaël Randrianirina
Publié : Le 10/03/2026 à 13:16 | MAJ à 10/03/2026 à 13:20
Par : Vanessa Mathews Saramandif

À Antananarivo, la scène politique connaît un bouleversement majeur. Lundi 9 mars, le colonel Michaël Randrianirina a annoncé, par un bref communiqué, la dissolution du gouvernement dirigé par Herintsalama Rajaonarivelo. Si les motifs officiels restent flous, les analystes pointent du doigt l’inertie de l’exécutif face à la montée des contestations populaires.

Les mouvements de jeunesse avaient intensifié la pression ces derniers jours, culminant ce week-end au stade Barea de Mahamasina, où les générations Y et Z ont manifesté leur colère. Lundi, elles ont lancé un ultimatum clair au Premier ministre, exigeant non seulement son départ mais aussi la refonte complète du cabinet.

Cette crise reflète un malaise plus profond. Déjà le 18 février, un large collectif d’organisations de la société civile dénonçait le manque de transparence de la transition et appelait à des réformes.

La dissolution survient au moment où les autorités venaient de franchir une étape diplomatique majeure : la remise à la SADC, le 28 février, d’un plan sur deux ans pour une refondation du pouvoir.

L’attention se tourne désormais vers le choix du prochain Premier ministre. La tradition malgache veut que le chef du gouvernement provienne d’une région différente de celle du président afin de maintenir un équilibre géographique au sommet de l’État : avec un président issu d’une zone côtière, le futur Premier ministre devra être originaire des Hauts Plateaux.