Les débats sur la nouvelle demande de remise en liberté sous caution de Mamy Ravatomanga ont débuté ce lundi 17 août devant la Bail and Remand Court (BRC). La première journée a été consacrée à l’audition de Paramhans Aleear, Acting Director de l’Investigation Division de la Financial Crimes Commission (FCC).
L’audience se déroule devant le magistrat Mohammad Ilfaaz Farook Nathire, récemment affecté à la Bail and Remand Court. La FCC est représentée notamment par Me Trishul Naga, tandis que la défense de l’homme d’affaires malgache est menée par Me Khushal Lobine.
Ce lundi, Me Trishul Naga a interrogé l’enquêteur de la FCC, Paramhans Aleear, afin d’exposer les raisons pour lesquelles la FCC maintient son opposition à une éventuelle remise en liberté de Mamy Ravatomanga.
L’enquêteur a décrit devant la Cour une investigation à plusieurs ramifications, portant notamment sur des soupçons de corruption, de détournement de fonds publics et de blanchiment d’argent. Selon les éléments présentés par la FCC, les investigations dépassent largement Maurice et concernent plusieurs sociétés, transactions et juridictions étrangères.
Paramhans Aleear a également évoqué les liens que les enquêteurs cherchent à établir entre différents acteurs économiques et des personnes politiquement exposées à Madagascar. Il a soutenu que des fonds soupçonnés d’être issus d’activités criminelles auraient été acheminés vers Maurice à travers différentes structures et comptes bancaires. L’enquêteur a fait état de plusieurs milliards de roupies concernés par les investigations.
La FCC a surtout insisté sur la complexité du dossier et sur les risques qu’elle dit identifier en cas de libération, notamment une possible interférence avec des témoins ou des éléments de preuve. La Commission invoque depuis le début de la procédure des risques de fuite et d’ingérence dans l’enquête pour s’opposer à la caution.
Cette première journée était essentiellement consacrée à l’interrogatoire de l’enquêteur par la FCC.
Les débats reprendront demain, mardi 18 août. Me Khushal Lobine aura alors la possibilité de contre-interroger l’enquêteur de la FCC, Paramhans Aleear, et de confronter les arguments avancés par la Commission pour justifier le maintien en détention de Mamy Ravatomanga.