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Fab: Le 18/08/2026 à 16:12 | MAJ à 18/08/2026 à 16:19
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Publié : Le 18/08/2026 à 16:12 | MAJ à 18/08/2026 à 16:19

Deuxième journée de débats, ce mardi 18 août, devant la Bail and Remand Court (BRC) dans la nouvelle demande de remise en liberté de Maminiaina « Mamy » Ravatomanga. Me Khushal Lobine a contre-interrogé Paramhans Aleear, Acting Director of Investigations de la Financial Crimes Commission (FCC), notamment sur les attaches de l’homme d’affaires à Maurice, le jet privé ayant atterri en octobre dernier, le mandat d’arrêt malgache et surtout la durée de l’enquête. Les débats n’ayant pu être complétés, ils reprendront les 26 et 27 août.

Devant le magistrat Mohammad Ilfaaz Farook Nathire, la défense a tenté de mettre à l’épreuve plusieurs éléments avancés par la FCC pour justifier son opposition à la caution.

La question des attaches de Mamy Ravatomanga à Maurice a notamment été abordée. Me Khushal Lobine est revenu sur les documents relatifs à son séjour et à celui de son épouse, dont des permis de résidence et d’occupation, ainsi que sur leur logement à Maurice. En toile de fond, les liens économiques de l’homme d’affaires avec le pays ne sont pas récents : selon un affidavit déjà versé dans le dossier, ses entreprises internationales entretiennent des relations bancaires avec des institutions mauriciennes depuis 1995.

Autre séquence forte : le mandat d’arrêt international émis à Madagascar. La défense a soutenu qu’il n’aurait pas été publié par Interpol en raison de considérations politiques. Interrogé sur ce point, Paramhans Aleear a indiqué ne pas avoir connaissance d’un tel élément.

Le débarquement à Maurice du jet privé transportant Mamy Ravatomanga a également été longuement discuté. Me Khushal Lobine a confronté l’enquêteur aux informations relatives aux autorisations obtenues avant l’atterrissage et au fait que plusieurs autres passagers ont ensuite été autorisés à quitter Maurice.

Mais l’un des éléments les plus marquants concerne le calendrier de l’enquête. Paramhans Aleear a confirmé que, compte tenu des nouvelles ramifications identifiées, la FCC pourrait encore avoir besoin de six mois à un an pour compléter ses investigations. La défense a alors rappelé que des délais plus courts avaient été évoqués précédemment par d’autres enquêteurs.

Faute de temps, le contre-interrogatoire n’a pas été achevé. Les débats reprendront les 26 et 27 août. Me Hector Bernardini, avocat au barreau de Paris, doit cette fois intervenir comme témoin de la défense. Sa présence à Maurice est attendue à cette date.

La FCC, représentée par Me Trishul Naga, maintient son opposition à la remise en liberté sous caution de Mamy Ravatomanga, qui reste détenu à Melrose.