Ce lundi 25 mai, les nouveaux maires et adjoints au maire seront élus dans quatre villes du pays. Ce renouvellement intervient après un mandat d’une année seulement pour les équipes municipales issues des dernières élections. Une durée réduite qui découle d’un accord politique conclu au sein de l’Alliance du Changement.
Cette décision ne fait toutefois pas l’unanimité parmi certains maires sortants. Entre contraintes financières, changement complet d’équipes et temps limité pour concrétiser des projets, plusieurs élus quittent leurs fonctions avec un sentiment d’inachevé.
Plusieurs élus affirment avoir été maintenus dans le flou jusqu’à la dernière minute concernant la durée réelle de leur mandat. Certains espéraient finalement pouvoir rester en poste durant deux ans, comme le prévoit normalement le ‘Local Government Act’ pour les maires. Mais, jeudi dernier, ils auraient reçu un appel leur demandant de présenter leur démission dès le lendemain.
À Quatre-Bornes, le maire sortant Bryan Keenoo estime qu’une année reste insuffisante pour mener à terme de grands projets municipaux. « Nous avons pu démarrer quelques projets qui sont maintenant en phase de concrétisation », explique-t-il, tout en regrettant de ne pouvoir accompagner leur aboutissement.
Même constat du côté de Curepipe. Le maire sortant Dhaneshwar Bissonauth affirme qu’un mandat de deux ans aurait permis de réaliser davantage. « Mais nous avons une équipe, un leader, et lorsqu’on nous a demandé de démissionner, nous l’avons fait », déclare-t-il.
Le Lord-maire sortant de Port-Louis, Aslam Hossenally, évoque lui aussi les difficultés rencontrées. « Changer complètement d’équipe et travailler avec un mandat d’un an, c’est court. Mais c’était prévu dès le départ », souligne-t-il.
Après le scrutin organisé samedi à Beau-Bassin/Rose-Hill, les élections municipales se poursuivront ce lundi à Quatre-Bornes, Port-Louis, Vacoas-Phoenix et Curepipe.