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Fab: Le 27/04/2026 à 11:41 | MAJ à 27/04/2026 à 12:14
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Publié : Le 27/04/2026 à 11:41 | MAJ à 27/04/2026 à 12:14
Par : Dooshina Appigadu

Mare Chicose ne peut plus respirer. Malgré l’urgence environnementale, la construction de nouvelles cellules d’enfouissement accuse un retard préoccupant. Pour Joanna Bérenger, ancienne Junior Minister à l’Environnement, cette situation traduit « une lenteur » et « une passivité » dans la prise de décision, au détriment direct de la population.

Cette inertie interpelle d’autant plus que des recommandations ont déjà été formulées par un consultant mandaté et financé par le ministère de l’Environnement. Pourtant, leur mise en œuvre se fait toujours attendre.

Au-delà des retards, c’est la gestion financière du dossier qui soulève de sérieuses inquiétudes. Joanna Bérenger souligne que plusieurs contrats ont été attribués malgré des manquements déjà signalés.

Le rapport du Directeur de l’Audit révèle notamment qu’une avance de Rs 164 millions a été versée à la société Sotravic Ltd, sans justification claire quant à l’utilisation de ces fonds publics. Une situation jugée préoccupante par l’ancienne Junior Minister, qui y voit un manque flagrant de transparence et une défaillance de la bonne gouvernance.

Le projet d’extension verticale du centre d’enfouissement prend désormais une tournure conflictuelle. À la suite des conclusions sévères du consultant COWI-Luxconsult, vendredi dernier, le Conseil des ministres a pointé du doigt les « mauvaises performances » du Joint Venture Sotravic/Strata.

Face au non-respect persistant des obligations contractuelles, le ministère de l’Environnement a franchi un cap en émettant une mise en demeure formelle. Un signal fort dans un dossier devenu emblématique des failles du système de gestion des déchets à Maurice.