Le marché du travail mauricien pourrait bientôt rouvrir davantage ses portes aux travailleurs bangladais. C’est ce qui ressort d’une rencontre tenue le 8 juin à Genève entre le ministre du Travail, Reza Uteem, et son homologue bangladais, Ariful Haque Chowdhury, en marge de la 114e Conférence internationale du Travail.
Selon un communiqué relayé par le Bangladesh Monitor, les deux ministres ont discuté de la situation des travailleurs bangladais à Maurice, des défis liés à la migration de la main-d’œuvre ainsi que des perspectives de coopération entre les deux pays.
Selon l’article du Bangladesh Monitor, les discussions ont notamment porté sur la finalisation d’un Memorandum of Understanding (MoU) qui établirait un cadre officiel pour le recrutement de travailleurs bangladais à Maurice.
Le ministre bangladais a affirmé que son pays est prêt à répondre aux besoins croissants de Maurice en main-d’œuvre qualifiée, notamment dans les secteurs du textile, de la santé, de l’ingénierie et de la comptabilité.
De son côté, Reza Uteem a indiqué que Maurice demeure intéressée par le recrutement de travailleurs qualifiés en provenance du Bangladesh, en particulier pour soutenir l’industrie textile, l’un des piliers de l’économie mauricienne.
Toujours selon le média bangladais, les autorités mauriciennes devraient prochainement transmettre un projet de protocole d’accord afin de faciliter la reprise du processus de recrutement et d’approfondir la coopération entre les deux pays dans ce domaine.
Le recrutement de travailleurs bangladais à Maurice avait fortement ralenti ces dernières années, après des préoccupations liées à certains problèmes rencontrés dans la gestion de la main-d’œuvre migrante. Les recrutements à grande échelle avaient ainsi été largement suspendus, même si certains travailleurs qualifiés ont continué à rejoindre le pays à travers des canaux plus restreints.
Les autorités des deux pays espèrent désormais accélérer les discussions afin de relancer cette coopération dans un cadre mieux structuré et répondant aux besoins du marché du travail mauricien.