La gouvernance s’impose aujourd’hui comme un enjeu clé à Maurice. En visite dans l’île, la directrice générale du Chartered Governance Institute UK & Ireland, Linda Ford, intervient dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de transparence et d’éthique.
Ce vendredi matin, le vice-président de la république, Robert Hungley, a donné le ton lors de la Corporate Governance Conference 2026, appelant à une gouvernance plus courageuse et résiliente.
Robert Hungley, a appelé à une gouvernance plus courageuse, plus éthique et surtout capable de s’inscrire dans la durée lors d’une intervention devant un parterre de dirigeants, d’experts en conformité ainsi que de professionnels issus des secteurs public et privé.
Dans son discours, le vice-président de la république a défendu une idée centrale : la gouvernance ne peut se limiter au simple respect des règles, mais doit reposer sur un véritable courage moral. Revenant sur ses débuts dans le secteur du dédouanement, il a évoqué une époque marquée par des pratiques informelles, soulignant que les dérives trouvent souvent leur origine dans des systèmes défaillants.
Selon Robert Hungley, la réponse passe par la mise en place de structures solides, fondées sur la transparence et la traçabilité. Il a toutefois averti que le choix de l’intégrité peut avoir un coût, certaines décisions éthiques pouvant s’avérer pénalisantes à court terme, notamment en matière de compétitivité.
Le vice-président a également mis en garde contre les risques liés à l’intelligence artificielle, estimant qu’une technologie non encadrée constitue un danger à grande échelle.
Dans un contexte international marqué par l’instabilité, Robert Hungley a rappelé que seules des institutions robustes sont en mesure de résister aux crises et aux pressions extérieures. Enfin, le vice-président de la république a souligné que l’exigence accrue de transparence émane désormais directement des citoyens.