La Banque de Maurice a publié ses dernières statistiques sur les transferts de fonds des travailleurs migrants pour le quatrième trimestre de 2025, mettant en évidence une évolution contrastée entre les flux entrants et sortants.
Les transferts entrants ont enregistré une légère baisse, s’établissant à 724 millions de roupies au quatrième trimestre 2025, contre 754 millions de roupies à la même période en 2024.
Ces fonds proviennent principalement de la France, qui représente près d’un quart du total (24,9 %), suivie du Royaume-Uni (15,7 %) et des États-Unis (15,6 %). D’autres contributions notables proviennent de l’Australie, du Canada, de l’Italie et de la Suisse.
En revanche, les transferts sortants ont poursuivi leur progression, atteignant 3,03 milliards de roupies, contre 2,93 milliards de roupies un an plus tôt. L’Inde demeure de loin la principale destination, avec 47,7 % des envois, suivie du Bangladesh (23,0 %) et du Népal (15,3 %).
Sur le plan des coûts, Maurice continue de respecter les objectifs des Nations Unies. Les frais moyens pour les transferts entrants sont restés très faibles, à 0,05 %, tandis que ceux appliqués aux transferts sortants se situent en moyenne à 1,1 %, bien en deçà du seuil fixé.
La Banque souligne que ces statistiques concernent uniquement les transactions effectuées via des circuits formels, excluant les transferts en nature ou transportés en espèces.
Ces données reflètent une dynamique où les sorties de fonds continuent de croître, soutenues par les travailleurs étrangers à Maurice, tandis que les entrées enregistrent un léger recul, malgré des contributions toujours importantes des principales économies partenaires.