La revue indépendante Prescrire appelle au retrait du Nicorandil, un traitement contre l’angine de poitrine encore prescrit à environ 50 000 patients en France. En cause : des effets indésirables graves, notamment des ulcérations chroniques pouvant toucher la peau et plusieurs muqueuses, parfois à l’origine de complications lourdes, voire mortelles.
Ces risques sont connus depuis les années 1990 et ont fait l’objet de plusieurs alertes, dont une récente de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé fin 2025. Une étude de centres de pharmacovigilance a recensé 62 cas entre 2017 et 2024, un chiffre jugé sous-estimé.
Malgré cela, le médicament reste partiellement remboursé, après un avis favorable de la Haute Autorité de santé en 2015. Prescrire demande désormais son retrait définitif du système de soins.