Le secteur pharmaceutique fait face à plusieurs difficultés, notamment des retards d’importation, l’annulation de certains appels d’offres ainsi que la hausse des coûts du fret maritime. Il subit ainsi une pression croissante, marquée par des ruptures de stock. Dans ce contexte, une cinquantaine de médicaments seraient actuellement en rupture dans le secteur privé, parmi lesquels figurent notamment le Telma, le Lefno, le Rastror et le Nuroflash.
Toutefois, le ministère de la Santé se veut rassurant, indiquant que des médicaments génériques sont disponibles dans la plupart des cas pour pallier ces ruptures.
L’approvisionnement en médicaments est de plus en plus compliqué pour les autorités sanitaires et les professionnels du secteur, en raison de plusieurs facteurs internationaux. Beebee Waheeda Gopee, directrice par intérim des Services pharmaceutiques, explique que certains fournisseurs étrangers, malgré leur participation aux appels d’offres, ne respectent pas toujours les délais de livraison ou annulent leurs contrats lorsque les coûts augmentent.
Malgré ces difficultés, Beebee Waheeda Gopee, indique que des alternatives existent, notamment grâce aux médicaments génériques disponibles pour plusieurs des 6 000 molécules enregistrées.
Zyad Saumtally, vice-président de la Pharmaceutical Association of Mauritius (PAM), confirme la situation de tension sur le marché. Selon lui, si les médicaments génériques permettent souvent de pallier les ruptures, certains traitements plus spécifiques ne disposent pas toujours de substituts immédiats.