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Yudhisen Mardaymootoo: Le 04/06/2026 à 13:31 | MAJ à 04/06/2026 à 13:32
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Publié : Le 04/06/2026 à 13:31 | MAJ à 04/06/2026 à 13:32

Et si les stars de la perte de poids devenaient des armes de choc contre le cancer ? C’est la découverte surprise qui a marqué le congrès annuel 2026 de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO). L’Ozempic et le Mounjaro pourraient réduire le risque de développer un cancer du sein.

Les chiffres de cette vaste étude américaine sont sans appel : les femmes sous traitement GLP-1 afficheraient 30 % de risques en moins de déclarer la maladie. Un résultat obtenu après l’analyse des données de plus de 110 000 patientes. Plus étonnant encore, cette protection s’appliquerait indépendamment de l’âge, de l’origine, du poids de départ ou de la présence d’un diabète.

Comment expliquer un tel effet protecteur ? À l’origine, ces molécules miment les hormones de l’intestin pour couper l’appétit et réguler le sucre. Mais les chercheurs découvrent aujourd’hui qu’elles agissent bien au-delà de la gestion du poids. Ces médicaments pourraient également interagir avec plusieurs mécanismes impliqués dans le développement des tumeurs.

Pour les scientifiques, il s’agit d’une piste majeure. Au-delà de la perte de poids, qui réduit déjà le risque de cancer, les traitements GLP-1 s’imposeraient désormais comme une stratégie potentielle pour améliorer la santé métabolique et limiter la formation de certaines tumeurs.

Détourner des médicaments anti-obésité pour prévenir le cancer : la recherche médicale ouvre peut-être l’une des pistes les plus prometteuses de la décennie.