Une nouvelle polémique secoue actuellement le secteur pharmaceutique après le blocage à la douane de cargaisons de médicaments à base de mésalazine. Cette affaire relance le débat autour de l’importation parallèle de médicaments et met en lumière les tensions entre autorités sanitaires, importateurs privés et patients confrontés à des ruptures de stock.
Selon les informations recueillies, un importateur privé aurait tenté d’introduire ce médicament sans autorisation préalable ni enregistrement réglementaire. Une démarche qui, selon les autorités, va à l’encontre des procédures établies pour garantir la qualité, la traçabilité et la sécurité des produits pharmaceutiques commercialisés dans le pays.
Le ministère de la Santé assure par ailleurs que le médicament reste disponible dans les structures hospitalières publiques et insiste sur l’existence de mécanismes de contrôle visant à protéger la population contre des produits potentiellement dangereux ou non conformes.
Dr Ashwamedsing Dinassing, directeur des Services de santé, souligne que les médicaments doivent impérativement répondre aux normes établies avant toute commercialisation.
Il précise également que la mésalazine n’est pas considérée comme un médicament vital, mais plutôt comme un traitement destiné à contrôler les symptômes liés aux maladies inflammatoires de l’intestin.
De son côté, Beebee Waheeda Gopee, directrice par intérim des Services pharmaceutiques au ministère de la Santé, affirme qu’un autre importateur, dûment enregistré et conforme aux exigences réglementaires, devrait prochainement réapprovisionner le marché en mésalazine.
Ainsi, entre encadrement réglementaire et difficultés d’approvisionnement, l’affaire de la mésalazine relance le débat sur l’accès aux médicaments à Maurice, dans un contexte où de nombreux patients redoutent de nouvelles ruptures de stock.